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Le concept de « Société Civile » est soumis au primat de la subjectivité en raison de la polémique autour de ce qu’il renferme tant du point de vue de son sens que de ses acteurs ainsi que de l’étendue de leurs actions.
Cependant, tous ou presque, s’accordent sur son important rôle dans la dynamique de développement notamment en Afrique de l’Ouest. Cette importante contribution des OSC à la lutte contre les problèmes socio-économiques et politiques au niveau national ne cache pas pour autant le rapport difficile que ces acteurs dit du développement entretiennent avec l’Etat, principal instigateur de la dynamique nationale du développement.
Cette situation est patente en Afrique de l’Ouest où Etat et Société Civile disent travailler pour la même cause sans toutefois créer les conditions d’une véritable collaboration. Tandis que les OSC réclament et proclament leur indépendance vis-à-vis de l’Etat, elles font souvent l’objet de manipulation. Cela est dû presqu’essentiellement à leur incapacité à résister à l’argent des politiques et ou pour les responsables de ces OSC, à renoncer à leur appartenance politique pour des prises de positions impartiales et objectives. Il y a donc cet imbroglio qui prévaut et qui sape le rapport entre OSC et pouvoir public pourtant indispensable.
En effet, les cas sont légions qui dénotent d’une relation complexe, parfois tendue entre la société civile et les tenants de la scène politique, les responsables étatiques en particulier. En guise d’illustration parmi d’autres, l’Etat Burkinabè avait instauré en avril 2011 une politique nationale visant à homologuer les initiatives des acteurs de la société civile. Cette politique a fait l’objet d’importants débats. Cependant, sous le sceau d’une indépendance "mal maîtrisée", les acteurs des OSC ont balayé du revers de la main cette proposition renforçant ainsi l’écart déjà grand entre le gouvernement et les OSC. Cette réalité semble identique dans plusieurs pays Ouest africains. Ainsi, pour désigner cette collaboration Etat-OSC qui s’effrite au gré du temps, certains analystes parlent de « mariage au forceps ».
Du constat de ce difficile rapprochement OSC-Etat se dégage un ensemble de questions dont notamment celle du POURQUOI ? Mieux, peut-on prétendre à une collaboration effective entre l’Etat et les OSC ? Quels sont les mécanismes susceptibles de renforcer le niveau de collaboration entre ces deux acteurs ? Y aurait-il un modèle parfait de démocratie participative ? Serait-il possible d’établir un rapport de force entre Etat et société civile ?
Le débat se trouve ainsi engagé...
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