WACSI et OSJI inaugurent la première formation pour les professionnels en gestion des contentieux, litiges et droits de l’homme en Afrique.

WACSI et OSJI inaugurent la première formation pour les professionnels en gestion des contentieux, litiges et droits de l’homme en Afrique.

WACSI et OSJI inaugurent la première formation pour les professionnels en gestion des contentieux, litiges et droits de l’homme en Afrique.

Du 10 au 12 Avril 2019, l’Institut de la société civile de l’Afrique de l’Ouest (WACSI) et l'Open Society Justice Initiative (OSJI) ont organisé une formation professionnelle sur la gestion des contentieux et litiges des droits de l’Homme en Afrique, au sein de leur salle de conférence de WACSI situé à East Legon. Le programme de la formation combinait desprésentations, des études de cas, des exercices et des groupes de discussion avec des travaux préparatoires et d'autres lectures afin d'assurer un maximum d'avantages pour les participants à la formation Les participants étaient invités à fournir des informations sur leur travail et ces exemples concrets ont aidé à orienter la discussion.

Cette formation est une façon d’encourager les participants a abordé les litiges en matière de droits de la personne d’un point de vue stratégique considérant le litige comme une étape dans le processus de changement social. Il comprenait des modules suivants : Litige stratégique en matière de droits de la personne, impact et tactique, élaboration de stratégies de litige, litige devant les institutions régionales des droits de la personne, principes, outils et stratégies de plaidoyer, liberté de l'information, mise en œuvre, des modules qui ont donné l’Object de discussion entre les participants et les facilitateurs.

Pendant 3 journées consécutives, les 25 participants venus de toutes les régions d’Afrique notamment : le Nigeria, Ouganda, Togo, Zimbabwe, Sud Soudan, Burkina, Egypte, Ghana, Kenya, Seychelles, Malawi, Cameroun, Sierra-Leone, République Démocratique du Congo, Afrique du Sud et une équipe de 12 moniteurs, ont échangé, collaboré et réfléchi sur les outils, pratiques et méthodes efficientes et innovantes pour mieux mener leurs actions de résolutions des litiges dans leurs pays respectifs.

Parmi les trois 3 groupes de travail constitués à cet effet, le premier avait travaillé sur le litige et l'expansion d'un espace civique de plus en plus restreint – basé sur la liberté d'association, le droit d’association et le droit de manifestation publique. L’objectif était d’examiner certaines questions clés relatives à l'espace civique en Afrique, avec un accent stratégique sur les questions tripartites de la liberté d'association, d’assemblée et de manifestation pacifique.La séance portait précisément sur les sujets suivants :

  • Une vue d'ensemble des questions critiques relatives à la liberté d’association et à la protestation pacifique en Afrique ;
  • Les défis actuels à la promotion et à la protection de ces droits sur le continent ;
  • Des exemples de la façon dont les militants ont déployé avec succès des actions de plaidoyer public et des litiges stratégiques pour promouvoir et protéger les droits fondamentaux sur la liberté d’association, d’assemblée et de manifestation pacifique dans certaines parties du continent.

Le second groupe avait travaillé sur la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels par le biais des litiges. L’objectif était de réfléchir à la question récurrente de la justiciabilité dans le cadre du contentieux des droits économiques, sociaux et culturels   et à la manière dont la mise en œuvre peut être réalisée dans les contextes nationaux et régionaux. La session avait mis l’accent sur les questions suivantes :  

  • Comprendre les droits Economiques, sociaux et culturels dans le cadre plus large des droits de l'Homme ;
  • Partager des idées pour surmonter l'obstacle de la justiciabilité dans différents contextes nationaux et régionaux.

Le 3 groupe qui attira particulièrement notre attention, portait sur la question de la gestion des litiges pour les droits humains des femmes. L’objectif était de réfléchir sur les perspectives et les défis de la défense des droits des femmes dans les forums nationaux et régionaux. La session avait mis l'accent sur les questions suivantes :

  • L'évolution de la protection des droits humains des femmes en Afrique ;
  • Comprendre les normes juridiques, sociopolitiques, économiques et culturelles qui influencent les décisions relatives aux droits humains des femmes ;
  • Partager des exemples de stratégies adoptées par les défenseurs et les groupes de défense des droits des femmes pour plaidoyer sur des questions controversées en utilisant un cadre fondé sur les droits humains
  • Comment réussir un litige - avant, pendant et après le procès

A la fin de la formation plusieurs participants ont donné des recommandations en faveur de WACSI et l’Open society justice initiative pour enfin améliorer cette formation pour les autres sessions à venir tels que :

  • Organiser la formation dans d’autre pays en Afrique
  • Etendre la durée de la formation afin de permettre des échanges plus nourris entre les participants et les formateurs, notamment le partage d’expériences et de cas d’étude.

En définitive, cette formation a contribué au développement des compétences des participants afin qu’ils puissent mieux défendre et mener des actions de plaidoyer devant les instances régionales des droits de l'homme et les organes conventionnels des Nations Unies. Ils contribueront davantage à l’avènement de changements pratiques. OSJI et WACSI doivent poursuivre ce programme de formation pour mieux renforcer les capacités des défendeurs des droits Humains en Afrique. Ils doivent mettre en place une bonne planification stratégique pour le bon déroulement de cette formation en prenant compte des défis rencontrent pour bien se préparer pour les années à venir.

A propos de l'auteur:

Marguerite Ifono

Marguerite est passionnée de développement en Afrique de l’Ouest. Elle travaille activement avec des associations de femmes de la région pour plaider en faveur de l'émancipation des femmes et de l'égalité des sexes. Son plaidoyer vise à contribuer à un monde où les femmes sont autonomes et activement impliquées dans les processus de prise de décision. 

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